Le ministre provincial de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté du Sud-Ubangi, Félix Mondesie Mondembo, est rentré à Gemena le lundi 27 avril 2026 après une mission officielle effectuée à Kinshasa. Ce déplacement s’inscrivait dans un contexte marqué par plusieurs enjeux liés au bon fonctionnement du secteur éducatif dans la province.
Devant la presse locale, le responsable provincial de l’éducation a expliqué que sa mission dans la capitale congolaise visait à participer à des séances de travail avec les autorités nationales du secteur. Il a notamment rencontré des responsables du ministère national de l’Éducation, du Secrétariat général ainsi que de l’Inspection générale.
Au cours de ces échanges, plusieurs dossiers prioritaires ont été abordés, en particulier ceux liés aux difficultés rencontrées dans la gestion administrative et financière du système éducatif. Le ministre a insisté sur la nécessité d’une meilleure coordination entre les structures nationales et provinciales afin d’améliorer les performances du secteur.
Parmi les préoccupations majeures figurait la question des irrégularités observées dans le paiement des enseignants. Félix Mondesie Mondembo a indiqué avoir engagé des discussions avec le Directeur général de l’IFOD pour trouver des solutions durables visant à normaliser et régulariser la paie des enseignants et des autres agents du secteur éducatif.
Le ministre s’est toutefois montré rassurant quant à l’issue de ces démarches. Selon lui, des améliorations significatives pourraient être observées dans les prochains jours, ce qui devrait contribuer à restaurer la confiance des enseignants et à stabiliser le système éducatif provincial.
Profitant de son retour, Félix Mondesie Mondembo a également abordé la question sensible des frais exigés aux élèves dans le cadre des épreuves hors session prévues le 2 mai prochain. Il a dénoncé avec fermeté certaines pratiques jugées abusives dans plusieurs établissements scolaires.
Selon ses déclarations, certains chefs d’établissements continuent d’imposer des frais illégaux, communément appelés « trop-perçus », allant parfois jusqu’au double ou au triple du montant officiel fixé par l’arrêté du gouverneur. Une situation qu’il considère comme inacceptable et contraire aux textes en vigueur.
Face à cette dérive, le ministre a appelé les parents et les élèves à faire preuve de vigilance et à dénoncer toute pratique abusive. Il a prévenu que des sanctions sévères seront appliquées à l’encontre des responsables, rappelant que l’éducation demeure le socle du développement de tout État.
Enfin, il convient de rappeler que l’année précédente, près d’une quarantaine de chefs d’établissements avaient été suspendus pour des pratiques similaires, illustrant la volonté des autorités de lutter contre les anti-valeurs dans le secteur éducatif du Sud-Ubangi.
De notre correspondant à Gemena dans le Sud-Ubangi, Fiston Ngala Alexandre




