À Madagascar, la perspective d’un procès visant l’ancien président Andry Rajoelina se précise. Renversé en octobre 2025 et actuellement en exil à Dubaï, l’ex-chef de l’État pourrait prochainement être rattrapé par la justice de son pays dans une affaire présumée de détournement de fonds publics.
L’étau semble en effet se resserrer autour de l’ancien dirigeant, dont la gestion est désormais scrutée de près par les nouvelles autorités. Depuis son départ du pouvoir, plusieurs voix s’élèvent pour réclamer des comptes sur l’utilisation des ressources publiques durant son mandat.
Mardi 5 mai, à l’issue de l’ouverture de la session parlementaire ordinaire, la ministre de la Justice a tenu un discours sans équivoque. Elle a réaffirmé la volonté du gouvernement de faire toute la lumière sur les dossiers en cours, y compris ceux impliquant les plus hauts responsables de l’ancien régime.
Selon elle, aucune personnalité n’est au-dessus de la loi. Cette déclaration marque un tournant dans la posture officielle des autorités, qui affichent désormais une détermination claire à engager des poursuites judiciaires, quelles que soient les implications politiques.
Dans les milieux judiciaires, plusieurs sources évoquent la constitution de dossiers solides portant sur des soupçons de détournement de fonds publics et de mauvaise gestion. Bien que peu de détails aient filtré, les enquêtes seraient déjà à un stade avancé.
La question de l’extradition d’Andry Rajoelina pourrait toutefois se poser avec acuité. Installé à Dubaï, l’ancien président reste hors de portée immédiate de la justice malgache, ce qui pourrait ralentir l’ouverture effective d’un procès.
En attendant, cette affaire s’annonce comme un test majeur pour les nouvelles autorités, qui entendent démontrer leur engagement en faveur de la transparence et de l’État de droit dans un contexte politique encore fragile.




