ESSENTIEL INFO

Sanctions américaines : le camp Kabila contre-attaque et dénonce une décision politique

Au lendemain de l’annonce des sanctions de l’OFAC visant l’ancien président Joseph Kabila, son cabinet est monté au créneau. Dans un communiqué, l’entourage de l’ex-chef de l’État rejette fermement ces mesures, les qualifiant d’« injustifiées » et de « politiquement motivées ».

Le document insiste d’abord sur son bilan à la tête de la République démocratique du Congo. Selon ses proches, Joseph Kabila a œuvré pour la réunification du territoire, la pacification progressive du pays et la réconciliation nationale, tout en contribuant à la stabilisation de la région des Grands Lacs.

Le communiqué rappelle également un autre fait : la sortie du pays d’une guerre régionale particulièrement meurtrière sous sa présidence. Il souligne aussi la restauration de l’unité institutionnelle et la première passation pacifique du pouvoir dans l’histoire politique congolaise.

Dans cette logique, le camp Kabila estime que les sanctions américaines envoient un mauvais signal. « La paix ne se construira pas en criminalisant ceux qui appellent à la bonne gouvernance », affirme le texte, qui défend une vision axée sur la justice, la responsabilité et la réconciliation.

Plus encore, le communiqué s’étonne des fondements de la décision américaine. Il accuse indirectement le pouvoir actuel basé à Kinshasa d’avoir influencé ce qu’il appelle un « narratif » non étayé par des preuves concrètes, notamment devant la justice militaire congolaise.

Face à cette situation, Joseph Kabila n’entend pas rester passif. Le texte indique qu’il se réserve le droit de saisir les voies légales appropriées pour contester ces sanctions, exiger des preuves vérifiables et défendre son honneur ainsi que son parcours politique.

Le communiqué prend également une tournure plus politique en évoquant la Constitution congolaise. Il cite l’article 64, qui fait du refus d’un pouvoir jugé anticonstitutionnel un devoir pour chaque citoyen, une référence forte dans le contexte actuel.

Enfin, l’ancien président se pose en défenseur du peuple congolais, qu’il décrit comme « principale victime de la gouvernance actuelle ». Il affirme sa détermination à lutter contre ce qu’il qualifie de dérives autoritaires, avec pour objectif affiché le rétablissement de la démocratie, de l’État de droit et de la cohésion nationale

Teddy Gile 

Retour en haut