La campagne de vaccination contre Ebola en RDC a officiellement débuté ce jeudi 27 août à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo. Le lancement s’est déroulé à l’Hôpital général de référence de Makiso, en présence du ministre de la Santé publique, Dr Samuel Roger Kamba, et du gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia.
Cette campagne intervient dans le cadre de la riposte contre l’épidémie de maladie à virus Ebola déclarée dans la province. Pour les autorités sanitaires, l’objectif est de renforcer rapidement la protection des personnes les plus exposées et de limiter la propagation du virus dans la communauté.
Plus de 50 000 doses du vaccin Ervebo sont déjà disponibles pour soutenir cette campagne. Le ministre Samuel Roger Kamba a précisé que la vaccination commence en priorité par les prestataires de soins, considérés comme particulièrement exposés en raison de leur contact avec les malades.

Les personnes ayant été en contact avec des patients atteints d’Ebola figurent également parmi les premières cibles de la vaccination. Cette stratégie vise à protéger les personnes à risque et à contribuer à interrompre les chaînes de transmission du virus autour des cas identifiés.
Une riposte qui doit mobiliser toute la population
Le lancement de la vaccination intervient alors que la situation reste préoccupante dans la Tshopo. Selon le bilan présenté jeudi par le gouverneur Paulin Lendongolia, 17 cas positifs d’Ebola, dont huit décès, ont été enregistrés depuis la confirmation du premier cas dans la province.
Face à cette situation, les autorités appellent la population à la vigilance. Paulin Lendongolia insiste notamment sur le respect des mesures de prévention et sur la collaboration avec les équipes chargées de la riposte. Cette coopération doit faciliter la détection des cas et le suivi des personnes ayant été exposées.
La vaccination constitue toutefois une partie seulement de la réponse contre Ebola. Elle doit être accompagnée par la surveillance épidémiologique, l’identification et le suivi des contacts, la prise en charge des malades ainsi que la sensibilisation des communautés. Toutes ces actions sont nécessaires pour limiter les nouvelles contaminations.

Pour les autorités sanitaires, la rapidité de la réaction est essentielle. Plus les personnes exposées sont identifiées et protégées rapidement, plus il est possible de réduire les risques de transmission. Le démarrage de la vaccination à Kisangani vient donc renforcer les différentes actions déjà engagées sur le terrain.
La mobilisation de la population reste également déterminante. Les habitants sont invités à suivre les recommandations des équipes de santé et à signaler rapidement toute situation suspecte. La confiance entre les communautés et les équipes de riposte peut fortement contribuer à contenir l’épidémie.

Avec plus de 50 000 doses d’Ervebo disponibles, le lancement de cette campagne marque ainsi une nouvelle étape dans la lutte contre Ebola à Tshopo. Les autorités doivent désormais assurer le déploiement efficace des vaccins, tout en poursuivant les autres mesures de riposte pour empêcher l’épidémie de gagner davantage de terrain.
Teddy Gile




