Après le rejet de la motion de défiance visant le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, l’heure est aux réactions. Alors que la procédure n’a pas abouti, son initiateur, le député Laddy Yangotikala, a tenu à clarifier sa position, refusant catégoriquement de parler d’échec politique.
Dans une réaction à chaud, l’élu a insisté sur le fait que la démarche parlementaire n’avait pas pour objectif direct de cibler la personne du ministre. Selon lui, l’enjeu dépassait largement les considérations individuelles pour s’inscrire dans une logique institutionnelle et sécuritaire.
Laddy Yangotikala affirme que cette motion constituait avant tout un signal adressé au gouvernement sur la situation sécuritaire préoccupante dans le pays. Il estime que la pression exercée par les députés visait à alerter sur la nécessité urgente de renforcer la protection des populations.
Le député va plus loin en dénonçant ce qu’il qualifie d’“immixtion de l’exécutif dans les pouvoirs législatif et judiciaire”. Pour lui, cette initiative parlementaire devait aussi rappeler la nécessité de respecter l’équilibre des institutions dans un État de droit.
S’exprimant avec fermeté, il a déclaré : « Je n’ai pas échoué. Je crois qu’à partir de maintenant ils vont commencer à sécuriser la population. Je pense qu’ils ont compris ». Une formule qui traduit sa conviction que l’effet recherché a été atteint, malgré l’absence de sanction politique directe.
Dans sa lecture des événements, le rejet de la motion ne signifie donc pas un recul de son combat parlementaire. Au contraire, il estime que le simple dépôt et débat autour de cette initiative ont permis de faire passer un message clair aux autorités exécutives.
Ce rebondissement illustre les tensions persistantes entre contrôle parlementaire et pouvoir exécutif en RDC. Si la motion n’a pas abouti, elle aura néanmoins ravivé le débat sur la sécurité, la gouvernance et les équilibres institutionnels au sommet de l’État.
Teddy Gile




