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RDC : enquête judiciaire ouverte sur plus d’un million USD versés à DIVO SARL pour un documentaire sur le GENOCOST

La justice congolaise s’apprête à faire la lumière sur un dossier financier jugé préoccupant. Dans un document officiel rendu public, le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a instruit le Procureur Général près la Cour de Cassation d’ouvrir une enquête sur un contrat impliquant la société DIVO SARL. Ce contrat, lié à la réalisation d’un documentaire sur le GENOCOST (Génocide pour des gains économiques), suscite de sérieuses interrogations quant à la gestion des fonds publics.

Selon les informations transmises, plus d’un million de dollars américains auraient été décaissés dans le cadre de ce projet. Toutefois, une partie importante de cette somme resterait sans justification claire, ce qui alimente les soupçons d’irrégularités financières. Le ministère évoque également un manque de transparence dans l’utilisation de ces fonds.

Au-delà des questions financières, le document pointe également l’absence de livrables conformes aux engagements contractuels. En d’autres termes, les résultats attendus du projet ne semblent pas avoir été produits ou remis dans les conditions prévues, renforçant ainsi les doutes sur l’exécution effective du contrat.

Les autorités judiciaires s’inquiètent également de violations manifestes des règles encadrant la gestion des finances publiques et la passation des marchés. Ces manquements, s’ils sont avérés, pourraient constituer des infractions graves au regard de la législation congolaise.

Face à ces éléments, le Ministre de la Justice a ordonné l’ouverture d’investigations approfondies. Le Procureur Général est chargé d’identifier toutes les personnes impliquées dans ce dossier et d’engager, le cas échéant, des poursuites judiciaires appropriées. L’objectif est de déterminer les responsabilités et d’établir les faits de manière rigoureuse.

Les enquêteurs devront également procéder à divers actes d’investigation, notamment des auditions, des perquisitions, des saisies ainsi que des réquisitions bancaires et financières. Des expertises pourraient aussi être sollicitées afin d’évaluer précisément l’étendue des irrégularités présumées.

Enfin, des mesures conservatoires pourraient être prises pour protéger les intérêts financiers de l’État, notamment le gel et la saisie des avoirs des personnes concernées. Cette initiative s’inscrit dans la volonté affichée du gouvernement de lutter contre l’impunité, de préserver les deniers publics et de promouvoir une gouvernance transparente en République démocratique du Congo.

Teddy Gile 

 

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