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Entrepreneuriat en RDC : L’ANADEC renforce les capacités de son personnel sur la fiscalité des PME

​Pour mieux accompagner les entrepreneurs locaux, l’Agence Nationale de Développement de l’Entrepreneuriat Congolais (ANADEC) mise sur l’expertise technique de ses agents. Le Directeur Général, Godefroy Kizaba, a lancé ce mardi à Kinshasa un atelier de formation intensif axé sur les rouages fiscaux, un levier décisif pour la pérennité des petites et moyennes entreprises.

​L’assainissement du climat des affaires en République Démocratique du Congo passe irrémédiablement par une meilleure maîtrise de la fiscalité. C’est dans cette optique que l’ANADEC a ouvert, ce mardi, un atelier de renforcement de capacités dédié à ses cadres et agents, animé par le chef de division communication et documentation de la direction générale des impôts Guy Nzengely. L’objectif est de transformer les agents de l’Office en véritables conseillers fiscaux capables d’orienter les promoteurs de projets vers une gestion plus rigoureuse et conforme.

Une vision portée par le sommet de l’État

​Lors de son allocution d’ouverture, le Directeur Général de l’ANADEC, Godefroy Kizaba, a tenu à placer cette initiative sous le signe de la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi. Il a salué l’impulsion présidentielle qui fait de l’entrepreneuriat national un pilier de la croissance économique du pays.
​S’adressant directement aux participants, le DG Kizaba a insisté sur l’exigence d’assiduité. Pour lui, cet atelier n’est pas qu’une simple formalité administrative, mais une opportunité cruciale de s’approprier des outils techniques indispensables pour encadrer efficacement les entrepreneurs congolais.

La fiscalité, levier de croissance

​Pour le Directeur de la formation, Nseya Tshidibi, la tenue de ces assises répond à un besoin technique identifié sur le terrain. Trop de PME/PMI souffrent encore d’une méconnaissance des textes, ce qui freine leur développement. Maîtriser les rouages fiscaux devient donc un levier de croissance indispensable pour sécuriser les investissements locaux.
​Pendant quatre jours, les agents de l’ANADEC plancheront sur plusieurs modules essentiels. Cette immersion doit leur permettre de remplir une double mission :

​Promouvoir la conformité fiscale auprès des entrepreneurs pour éviter les contentieux.

​Réduire les risques liés au non-respect des obligations légales, souvent fatals aux jeunes entreprises.

Vers un climat des affaires serein

​Au-delà de la technique, l’enjeu de cette formation est aussi relationnel. En outillant son capital humain, l’ANADEC espère fluidifier les rapports, parfois tendus, entre les PME et l’administration fiscale (DGI).
​In fine, cette initiative vise à créer un environnement économique plus serein où l’impôt n’est plus perçu comme un obstacle, mais comme une contribution citoyenne au développement, facilitée par un accompagnement institutionnel de qualité.

Moïse Makoro

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