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RDC : l’UDPS et ses alliés mobilisent à Kinshasa pour soutenir le dialogue national et le référendum

Des milliers de militants et sympathisants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et de ses alliés ont investi les rues de Kinshasa ce mardi 22 septembre 2026. Cette mobilisation, organisée à l’appel du parti présidentiel, vise à apporter un soutien aux institutions de la République, à la loi référendaire ainsi qu’au dialogue national annoncé par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Pour donner une dimension plus large à cette journée, l’UDPS avait invité plusieurs composantes de la société congolaise à rejoindre le mouvement. Des formations politiques alliées, des organisations de la société civile, des églises de réveil, des mouvements associatifs et estudiantins ainsi que des leaders d’opinion ont été sollicités pour accompagner cette mobilisation, annoncée comme une démonstration de soutien aux initiatives portées par le Chef de l’État.

À Kinshasa, le cortège s’est formé dans la matinée à partir de la 11ᵉ Rue, dans la commune de Limete. Les participants ont ensuite emprunté l’itinéraire prévu par les organisateurs, dans une capitale placée sous un important dispositif d’encadrement sécuritaire. Les autorités provinciales avaient appelé au respect du parcours retenu et au caractère pacifique de la manifestation.

La mobilisation intervient dans un contexte politique marqué par un débat intense autour du projet de référendum et du dialogue national. Une semaine auparavant, la Coalition pour la défense de l’article 64, la C64, avait organisé une marche pour s’opposer au projet de changement de la Constitution. L’UDPS a présenté sa propre mobilisation comme une réponse politique à cette manifestation et comme l’occasion de faire entendre une position favorable aux initiatives soutenues par le pouvoir.

Au terme du parcours, le secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS, Augustin Kabuya, s’est adressé aux manifestants. Devant une foule acquise à la cause du parti présidentiel, il a notamment appelé à une évolution de la Constitution, déclarant : « Le moment est venu de changer cette Constitution ». Une prise de position qui intervient alors que le débat sur le processus référendaire occupe une place centrale dans la scène politique congolaise.

Pour Augustin Kabuya, la mobilisation de ce mardi constitue également une démonstration de la capacité de l’UDPS et de ses alliés à mobiliser dans la rue. Le secrétaire général du parti présidentiel a présenté cette affluence comme l’expression d’une majorité favorable à Félix Tshisekedi, une lecture qui relève de l’appréciation politique du responsable de l’UDPS et qui intervient dans un contexte où les forces politiques affichent des positions opposées sur la réforme constitutionnelle.

La mobilisation ne s’est toutefois pas limitée à Kinshasa. Plusieurs villes de la République démocratique du Congo avaient également été ciblées par l’appel de l’UDPS, avec des rassemblements annoncés ou organisés dans différents chefs-lieux de province. Le parti avait initialement appelé ses structures à se mobiliser dans les 26 provinces et les 145 territoires du pays, donnant à cette journée une dimension nationale.

À Matadi, dans le Kongo-Central, les participants sont notamment partis de la place Mvuadu en direction de l’Assemblée provinciale. À Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, des militants venus de plusieurs communes se sont rassemblés à la place de la Poste. À Kananga, dans le Kasaï-Central, la mobilisation devait partir du rond-point Notre-Dame avant de se diriger vers les autorités provinciales, tandis qu’à Mbuji-Mayi, dans le Kasaï-Oriental, une marche de soutien aux institutions et au dialogue national avait également été annoncée.

À Kindu, dans le Maniema, plusieurs itinéraires ont également été prévus avec, à l’issue des rassemblements, la lecture de mémorandums destinés aux autorités provinciales. D’autres mobilisations ont été signalées dans des villes comme Gungu, dans la province du Kwilu. Ces différentes initiatives traduisent la volonté de l’UDPS de donner à cette journée une portée dépassant la seule capitale et de fédérer ses militants ainsi que ses partenaires autour des trois principaux mots d’ordre annoncés.

La question sécuritaire a également accompagné cette journée de mobilisation. À Kinshasa, les autorités avaient prévu un dispositif d’encadrement en amont de la marche, avec la participation de plusieurs services de sécurité. Le gouverneur Daniel Bumba avait insisté sur la nécessité de préserver le caractère pacifique du rassemblement et d’éviter tout débordement, alors que l’affluence attendue avait conduit les autorités à prendre des dispositions particulières.

Certaines villes n’ont toutefois pas pu accueillir la mobilisation dans les mêmes conditions, notamment en raison de la situation sanitaire. À Kisangani, dans la Tshopo, les rassemblements restent concernés par des restrictions liées à l’épidémie de maladie à virus Ebola. À Gemena, dans le Sud-Ubangi, des restrictions similaires liées au contexte sanitaire ont également pesé sur l’organisation des manifestations. La situation sanitaire constitue ainsi une limite particulière à la tenue de rassemblements de masse dans certaines zones du pays.

Avec cette mobilisation du 22 septembre, l’UDPS et ses alliés entendent donc afficher leur soutien aux institutions de la République, à la loi référendaire et au dialogue national annoncé par Félix Tshisekedi. Au-delà de la mobilisation dans les rues, cette journée s’inscrit dans un débat politique plus large sur l’avenir institutionnel du pays, avec des positions clairement divergentes entre les forces favorables au processus référendaire et celles qui s’y opposent.

Teddy Gile 

 

 

 

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