Soixante-douze heures après la mise à l’écart d’Étienne Tshimanga, suspendu pour « fautes lourdes de gestion », l’Office Congolais de Contrôle (OCC) tourne une page de son histoire. Christelle Mwabilu a officiellement pris ses fonctions de Directrice Générale ad intérim ce [Date], avec pour mission de stabiliser l’institution.
Une passation sous haute surveillance
C’est dans un climat de transition accélérée que s’est déroulée la cérémonie de passation de témoin. Présidée par le Secrétaire Général au Commerce Extérieur, Eugène Manga Manga, cette étape marque la fin de l’ère Tshimanga, suspendu à titre conservatoire par le ministre de tutelle, Julien Paluku Kahongya.
Lors de son allocution, le Secrétaire Général a insisté sur l’urgence d’un retour au calme. Il a exhorté les cadres et agents de l’Office à l’unité sacrée, les invitant à travailler « main dans la main » tout en bannissant radicalement le clientélisme et les partis pris, maux qui ont trop longtemps pesé sur le climat social de l’institution.
Priorité : Consommateurs et Recettes
Désormais aux commandes, la nouvelle patronne de l’OCC a tenu à exprimer sa gratitude envers la haute hiérarchie du pays, citant nommément le Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi, la Première Ministre Judith Suminwa, ainsi que le Ministre Julien Paluku. Consciente des défis qui l’attendent dans ce contexte de « haute tension », Christelle Mwabilu a immédiatement fixé le cap :
« L’union et l’excellence doivent être nos boussoles. Notre objectif prioritaire demeure la protection des consommateurs et la maximisation des recettes de l’État », a-t-elle martelé devant un parterre de cadres et de représentants syndicaux.
Un enjeu de souveraineté économique
Cette transition ne relève pas du simple changement de casting. Pour cet établissement public à caractère scientifique et technique, l’enjeu est de taille. L’OCC reste le dernier rempart de la sécurité sanitaire et commerciale de la RDC, avec pour mission régalienne le contrôle de la qualité, de la quantité et de la conformité de toutes les marchandises, à l’import comme à l’export. Le défi de Christelle Mwabilu sera désormais de restaurer la crédibilité de cet outil technique tout en garantissant la paix sociale au sein de l’institution.
Moïse Makoro




