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FECOFA : vers des élections avant le 15 avril, le compte à rebours démarre!

Après des mois d’atermoiements, le football congolais semble enfin approcher un moment de vérité. Coincé entre les exigences strictes de la FIFA et une pression interne de plus en plus forte, le processus électoral de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) entre dans sa phase la plus sensible.

Ce jeudi 5 février 2026, une réunion stratégique est prévue entre le Comité de Normalisation (CONOR) et les deux organes clés du processus électoral : la Commission électorale et la Commission de recours. Une rencontre à fort enjeu, appelée à poser les bases définitives d’un calendrier longtemps repoussé et désormais soumis à une échéance non négociable.

L’objectif affiché est clair : établir une feuille de route précise et conforme aux statuts pour l’organisation des élections, aussi bien au niveau des Ligues provinciales qu’à l’échelon national. Selon les informations disponibles, cette réunion devra fixer les grandes lignes du chronogramme électoral, en tenant compte de l’obligation de convoquer l’Assemblée générale élective au moins 45 jours avant le scrutin.

Surtout, le compte à rebours est enclenché. Les élections doivent impérativement se tenir avant le 15 avril 2026, conformément à l’ultimatum imposé par la FIFA. Un délai qui laisse peu de place à l’improvisation, encore moins aux manœuvres dilatoires.

Un signal fort, mais encore sous surveillance

Après une longue période marquée par les reports, les tensions et les suspicions autour de la gouvernance du football national, l’initiative du CONOR apparaît comme un signal fort. La concertation simultanée avec la Commission électorale et celle de recours traduit une volonté affichée d’anticiper les contentieux et de crédibiliser un processus longtemps fragilisé.

Mais l’heure n’est plus aux annonces. La réussite de cette transition reposera sur trois piliers essentiels : le respect strict du calendrier, la transparence dans l’examen des candidatures et l’adhésion réelle des acteurs du football congolais. Sans cela, la normalisation risquerait de s’éterniser, au détriment d’un football déjà en quête de repères.

À ce stade, les conditions semblent enfin réunies pour une sortie de crise ordonnée. Reste désormais à transformer l’intention en actes. Pour la FECOFA, l’heure de vérité a bel et bien sonné.

Moise Makoro

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