C’est une révolution dans le système de santé congolais ! Désormais, plus aucun établissement médical, qu’il soit public ou privé, n’a le droit de refuser la prise en charge d’un patient en situation d’urgence vitale. C’est ce qu’annonce avec fermeté un arrêté ministériel rendu public par le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévention ce 17 septembre 2025.
Selon ce document réglementaire N°1250/CAB/MIN/SPHP/SEM/ARR/CJG/OWE/45, toute personne dans un état critique doit recevoir immédiatement les soins nécessaires, sans qu’aucune condition préalable ne soit exigée. Plus question de renvoyer un patient faute de paiement préalable ou d’assurer uniquement ceux disposant d’un carnet d’hôpital bien rempli.
L’arrêté ministériel précise que le refus de prise en charge dans de telles circonstances exposera désormais les établissements fautifs à des sanctions sévères, allant de l’amende à la fermeture administrative, en passant par des poursuites judiciaires. Le ministère veut frapper fort pour mettre fin à une pratique longtemps dénoncée par la population.
Le texte mentionne également que l’urgence médicale vitale est entendue comme toute situation dans laquelle le pronostic vital d’un patient est menacé. L’objectif ? Sauver des vies en agissant rapidement, sans bureaucratie inutile ni tri fondé sur les moyens financiers du malade.
Cette nouvelle politique sanitaire est accueillie favorablement par une grande partie de la population, qui y voit enfin une mesure de justice sociale dans un pays où l’accès aux soins est souvent conditionné par la solvabilité du patient. Pour beaucoup, il s’agit d’un pas de plus vers un système de santé plus humain et équitable.
Le ministère appelle également les citoyens à signaler tout établissement qui enfreindrait cette mesure. Une ligne de veille sanitaire serait mise en place pour permettre aux familles et patients lésés de dénoncer les cas de refus.
Avec cette décision, la RDC tente de redorer le blason de son système de santé. Le docteur Samuel Roger Kamba Mulunda, ministre de la Santé, veut marquer une rupture avec les pratiques du passé. Pour lui, « la vie humaine n’a pas de prix », et désormais, la loi entend bien faire respecter ce principe.
Teddy Gile




