Le Président de la République Félix Tshisekedi a amorcé les préparatifs pour la formation d’un nouveau gouvernement, marqué par une volonté de réduction de sa taille et d’ouverture à d’autres courants sociopolitiques. Ce signal fort intervient dans un contexte d’attente nationale et de pressions croissantes sur l’efficacité de l’action publique.
Selon des sources proches de la Présidence, le futur exécutif sera « resserré », c’est-à-dire limité à un nombre réduit de ministres afin de garantir plus de cohérence, de discipline et de résultats dans la gestion des affaires de l’État. Une manière aussi de réduire le train de vie de l’État face aux défis économiques actuels.
Mais l’élément le plus marquant reste l’ouverture annoncée à d’autres forces sociopolitiques, en dehors du noyau dur de l’Union sacrée. Tshisekedi entend intégrer des personnalités issues de l’opposition modérée, de la société civile et de milieux technocratiques. L’objectif : rassembler plus largement et éviter l’exclusion dans un contexte politique encore fragile.
Cette stratégie intervient dans un climat où la légitimité du gouvernement actuel est de plus en plus questionnée sur des sujets comme la sécurité à l’Est, la cherté de la vie, ou encore la lenteur des réformes. En élargissant sa base, le Chef de l’État espère relancer une dynamique plus inclusive et apaisée.
Le pari d’un gouvernement « resserré » n’est toutefois pas sans défis. Il impliquera des choix difficiles, notamment dans la réduction du nombre de postes, ce qui risque de créer des frustrations au sein même de la majorité présidentielle et des partenaires traditionnels.
Sur le plan politique, cette ouverture pourrait également être perçue comme un message adressé à la communauté internationale, souvent critique envers les gouvernements pléthoriques et peu performants en Afrique. Elle renforcerait aussi la position du Président comme rassembleur au-dessus des clivages.
Le calendrier de cette nouvelle équipe gouvernementale n’a pas encore été précisé, mais les consultations avancent rapidement. Tout porte à croire que ce prochain gouvernement, s’il respecte ses promesses de cohésion, d’ouverture et d’efficacité, pourrait marquer le début d’un second souffle pour le mandat de Félix Tshisekedi.
Teddy Gile




