Ce lundi 28 juillet, la République Démocratique du Congo a lancé officiellement la 58e édition de l’Examen d’État, marquant ainsi un moment crucial dans le parcours éducatif de près d’un million de candidats à travers le pays. C’est au Collège Don Bosco, dans la commune de Masina à Kinshasa, que la Ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a donné le coup d’envoi de cette session nationale.
Avec 3 165 centres de passation répartis sur tout le territoire national, y compris 13 centres à l’étranger (Angola, Ouganda, Rwanda, Burundi et Tanzanie), cette session 2025 témoigne de l’ampleur et de l’importance accordées à l’éducation congolaise. Les candidats affrontent durant plusieurs jours les épreuves qui viendront sanctionner la fin de leur cycle secondaire.
Dans son discours de lancement, la Ministre Raïssa Malu a salué la bonne organisation de cet examen, tout en mettant en avant les efforts de digitalisation menés par son ministère. Elle a souligné l’engagement de l’État à moderniser le secteur éducatif et à renforcer la crédibilité des diplômes congolais, à la fois sur le plan national et international.
L’innovation phare de cette édition réside dans la généralisation de la plateforme E-Diplôme, un système basé sur la blockchain et un QR code, qui permet désormais à chaque lauréat de valider, tracer et prouver l’authenticité de son diplôme. Cette technologie réduit considérablement les risques de falsification et de fraude.
En intégrant la blockchain à son système éducatif, la RDC devient l’un des premiers pays d’Afrique à utiliser cette technologie dans la gestion des diplômes, un bond technologique salué par les acteurs du secteur et les partenaires éducatifs internationaux. Cette avancée répond aussi à un besoin urgent de sécurisation des documents académiques.
La Ministre a profité de l’occasion pour encourager les élèves à faire preuve de rigueur, d’honnêteté et de confiance en eux. Elle a également appelé les surveillants, les responsables de centres et les parents à jouer pleinement leur rôle pour garantir un examen crédible, équitable et sans tricherie.
En clôturant son intervention, Raïssa Malu a rappelé que cette édition 2025 s’inscrit dans la vision globale du Chef de l’État visant à faire de l’éducation un pilier stratégique pour le développement. Ce lancement marque donc non seulement le début des épreuves, mais aussi un tournant numérique majeur pour l’école congolaise.
Teddy Gile




