La coopération entre la République démocratique du Congo (RDC) et la Chine connaît une nouvelle phase stratégique, marquée par un accent croissant sur la formation professionnelle et l’emploi des jeunes. C’est ce qu’a affirmé le ministre d’État congolais en charge de la Formation professionnelle, Marc Ekila Likombio, lors d’un entretien accordé à Xinhua en marge d’une conférence sino-congolaise organisée à Kinshasa.
Selon le ministre, le partenariat entre les deux pays ne se limite plus aux infrastructures et aux grands projets, mais s’oriente désormais vers le développement des compétences humaines. Cette évolution répond à la volonté de la RDC de disposer d’une main-d’œuvre qualifiée capable d’accompagner durablement ses ambitions économiques et sociales.
La RDC est engagée dans d’importants projets miniers, d’infrastructures et de développement urbain, qui exigent une forte mobilisation de techniciens et d’ouvriers spécialisés. Or, la formation professionnelle a longtemps souffert d’un manque de reconnaissance dans le pays, souvent perçue comme une filière de second rang, a regretté le ministre.
Dans ce contexte, l’appui de la Chine apparaît comme une opportunité majeure. Pour Marc Ekila Likombio, l’élargissement de la coopération dans le domaine de la formation constitue une nouvelle étape concrète dans le partenariat RDC-Chine, dont les retombées positives sont déjà visibles sur le terrain à travers plusieurs réalisations.
Le ministre a insisté sur le caractère évolutif de cette collaboration, qu’il qualifie de point de départ plutôt que d’aboutissement. Les premiers programmes concernent notamment les mines, les infrastructures et la gestion des urgences, avec un mécanisme innovant liant directement formation et recrutement au sein des entreprises chinoises opérant en RDC.
Le choix de la Chine comme partenaire s’explique, selon lui, par la qualité et le niveau de qualification de sa main-d’œuvre. Fort de ses propres expériences de formation en Chine et de sa participation à des conférences internationales sur l’enseignement technique et professionnel, le ministre estime que le modèle chinois offre des enseignements précieux.
À ses yeux, le succès chinois repose sur une planification à long terme étroitement associée au développement des compétences. La RDC s’inspire aujourd’hui de cette approche pour réformer son système de formation professionnelle, avec l’objectif de mieux préparer sa jeunesse aux exigences du marché du travail et aux défis du développement national.
Teddy Gile




