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RDC–Afrique du Sud : les conclusions des assises ouvrent la voie à des projets industriels structurants portés par le FPI.

La Mission économique RDC–Afrique du Sud s’est officiellement achevée, vendredi 6 février 2026 à Kinshasa. Organisées conjointement par le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) et le Department of Trade, Industry and Competition (DTIC), ces assises ont marqué une étape décisive dans le rapprochement économique entre les deux pays, avec l’ambition affirmée de transformer les intentions en investissements concrets.

La cérémonie de clôture, présidée par le ministre de l’Industrie, Justin Kalumba, représentant la Première ministre Judith Suminwa, a donné le ton des retombées attendues. Le ministre a salué l’implication des présidents Félix Tshisekedi et Cyril Ramaphosa, ainsi que le rôle moteur du FPI, aux côtés du DTIC, de l’ANAPI et de la FEC. Un signal politique fort, illustrant la volonté des autorités congolaises de faire de l’industrialisation un pilier de la croissance.

Au cœur des grandes décisions issues de la mission, l’appel clair lancé aux investisseurs sud-africains à dépasser la phase d’exploration. Les visites de terrain dans les Zones économiques spéciales de Maluku et de Kin-Malebo ont permis d’identifier des sites stratégiques et d’évaluer, de manière concrète, les conditions de mise en œuvre de projets industriels à fort impact économique et social. « Ne vous limitez pas à l’exploration, venez investir », a martelé le ministre de l’Industrie, résumant l’esprit de ces travaux.

Dans une salle comble réunissant investisseurs, cadres du FPI et autorités nationales, le directeur général du FPI, Hervé-Claude Batukonke, s’est imposé comme l’un des principaux artisans de cette dynamique. Il a salué l’engagement des partenaires sud-africains et la qualité des échanges, soulignant la capacité du FPI à faire le lien entre la vision stratégique de l’État et les attentes du secteur privé.

Le FPI a également mis en avant une approche fondée sur une industrialisation démocratique et stratégique, reposant sur l’innovation, le développement des capacités locales et une volonté politique assumée. Pour son directeur général, la coopération RDC–Afrique du Sud ne pourra produire des résultats durables qu’à condition de lever les contraintes structurelles et de bâtir des projets mutuellement bénéfiques, inscrits dans une logique de développement durable.

Du côté sud-africain, la satisfaction était palpable. Prenant la parole au nom de la délégation, Mme Zanele Mkhize, du DTIC, a salué l’accueil et l’organisation de la mission, tout en se félicitant des perspectives de croissance identifiées. La participation d’une cinquantaine d’hommes d’affaires sud-africains témoigne, selon elle, de l’intérêt croissant pour le potentiel industriel congolais, désormais mieux structuré par l’action du FPI.

Les travaux se sont conclus par un engagement commun en faveur d’un partenariat durable, avec, à la clé, la mise en place annoncée d’un Conseil d’affaires conjoint et d’autres mécanismes de suivi. Pour le FPI, cette mission ne marque pas une fin, mais le début d’une phase opérationnelle, où les promesses devront se traduire en investissements et en emplois. Une ambition partagée, dans l’espoir de voir émerger, à court terme, les fruits concrets de cette alliance stratégique entre Kinshasa et Pretoria.

Patricia Beverly Bomolo 

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