À travers un communiqué du Ministère des Affaires Étrangères, le gouvernement congolais condamne les frappes iraniennes!
« La République Démocratique du Congo suit avec une vive préoccupation l’escalade des tensions au Moyen-Orient et condamne les frappes ayant visé le territoire souverain de l’État du Qatar, en violation des principes fondamentaux de la souveraineté des Etats consacrés par la Charte des Nations Unies.
La République Démocratique du Congo exprime sa pleine solidarité avec le peuple frère et ami du Qatar, et réaffirme son attachement au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de tous les États» souligne ce communiqué.
Alors que les missiles sifflent au-dessus du Golfe persique, la République Démocratique du Congo a donc levé la voix… avec la plume d’un communiqué diplomatique. Oui, Kinshasa suit “avec une vive préoccupation” la situation au Moyen-Orient, et condamne – sans trembler – les frappes qui ont visé le Qatar. Une condamnation sobre, mais ferme, car même les grands incendies commencent par une étincelle, surtout quand la Charte des Nations Unies est piétinée.
Dans ce communiqué où les mots sont pesés comme du diamant brut, la RDC rappelle qu’elle est du côté du droit et du respect des frontières – même celles qui se trouvent à 5 000 kilomètres. Elle en profite pour envoyer un message fraternel au Qatar, qualifié ici d’« ami ». Kinshasa prend soin de ne pas froisser les puissants, mais glisse tout de même : « respect de la souveraineté » obligatoire, messieurs les frappeurs.
En bonne élève des relations internationales, la RDC salue aussi le Qatar pour son zèle diplomatique et son goût du dialogue – un peu comme un élève qui applaudit son camarade qui calme les bagarres à la récré pendant qu’il garde sa distance. Mais au fond, le message est clair : le monde a besoin de moins de drones et plus de diplomates.
Et comme un professeur de morale dans une salle agitée, Kinshasa appelle solennellement à la retenue, à la désescalade, et pourquoi pas à une grande table ronde avec café, thé… et cessez-le-feu. Car, dit-elle, « la diplomatie reste le meilleur chemin vers une résolution pacifique des différends ». C’est joliment dit, et probablement vrai.
En résumé, la RDC n’envoie ni troupes ni avions, mais des mots. Et dans un monde où tout explose, un peu de diplomatie à l’ancienne a quelque chose de rafraîchissant… voire courageux.
Teddy Gile




