Dans un contexte national marqué par une recrudescence de l’insécurité dans plusieurs régions, le premier Vice-président du Conseil National de la Jeunesse, Ali Zuy Ouatara, propose une initiative forte : accorder un permis de port d’armes aux sociétés de gardiennage en République démocratique du Congo. Cette mesure, selon lui, permettrait non seulement de renforcer la sécurité urbaine, mais aussi de constituer une force de réserve prête à soutenir l’armée nationale en cas de besoin.
Ali Zuy Ouatara fonde sa proposition sur les expériences observées lors de ses déplacements dans plusieurs pays, notamment en Afrique Australe, aux États-Unis et en Russie. Dans ces États, les sociétés de sécurité privées sont autorisées à porter des armes, ce qui a, selon lui, significativement réduit le taux de criminalité tout en fournissant un vivier de réservistes pour les forces armées nationales. Ces agents, bien encadrés, servent de relais efficace dans la gestion de certaines menaces sécuritaires.
Dans sa déclaration, le jeune leader invite le Président Félix-Antoine Tshisekedi à instruire le prochain gouvernement, sous la direction de la Première ministre Judith Suminwa, afin d’intégrer cette mesure dans son programme de sécurité nationale. Pour Ali Zuy, il est urgent d’investir dans une stratégie pragmatique et peu coûteuse qui permettrait à la RDC de disposer rapidement d’un contingent formé et mobilisable sans passer par de longs cycles militaires classiques.
Il insiste également sur la nécessité de créer un cadre légal rigoureux, permettant une formation adaptée des agents de sécurité avant toute autorisation de port d’arme. L’objectif est d’éviter tout abus et de garantir que ces sociétés soient placées sous le contrôle étroit des institutions étatiques compétentes. Une telle mesure renforcerait aussi la responsabilité professionnelle de ces acteurs de la sécurité privée.
Au-delà de la sécurité quotidienne, cette réforme pourrait offrir des opportunités d’emploi pour de nombreux jeunes congolais. Encadrés, formés et responsabilisés, ces jeunes joueraient un rôle crucial dans la stabilisation du pays, tout en réduisant leur vulnérabilité face à la tentation des groupes armés ou de la criminalité. Le pays tirerait ainsi un double bénéfice : sécurité accrue et inclusion professionnelle de sa jeunesse.
En conclusion, Ali Zuy Ouatara appelle à un sursaut patriotique autour de cette proposition. Il exhorte les autorités à ne pas ignorer cette piste de solution, à un moment où la RDC fait face à des défis sécuritaires de plus en plus complexes. L’initiative, bien encadrée, pourrait marquer un tournant décisif dans la stratégie de défense nationale et la protection des citoyens.
Teddy Gile




