À Kamalondo, le Tout-Puissant Mazembe s’est visiblement souvenu qu’il s’appelait « Tout-Puissant ». Et tant pis pour ceux qui l’avaient enterré trop tôt. Ce samedi 21 juin, les Corbeaux ont signé leur 3e victoire d’affilée, cette fois en croquant Maniema Union, qui pensait peut-être pouvoir voler quelques plumes mais s’est finalement fait plumer proprement. Résultat : 1-0, un score modeste, mais ô combien savoureux pour des supporters qui n’aiment pas les indigestions de défaites.
Lanjesi NKHOMA, en pleine forme et sûrement inspiré par la chaleur du Katanga, a offert l’unique but du match, un bijou en première mi-temps qui a laissé les défenseurs de Kindu figés comme des statues de sel. Le genre de frappe qui donne envie aux commentateurs d’inventer de nouveaux adjectifs. Et pendant que Kamalondo vibrait, Maniema Union cherchait encore le mode d’emploi pour passer la défense mazembienne.
La deuxième période ? Un festival de coups, de souffles coupés, d’occasions mal négociées, et d’un TPM en mode gladiateur. Solide, rugueux, mais debout. Même pas peur. Car oui, les hommes de Lamine N’Diaye, loin des envolées lyriques, ont prouvé qu’ils savent aussi souffrir avec dignité. Maniema Union a poussé, tapé, tenté… mais rien. Pas même un petit but pour le moral.
En conférence de presse, certains rêvaient encore d’un retour des vert et noir, mais à Kamalondo, l’histoire se répète : on y vient avec de l’espoir, on repart avec une défaite. Et pendant ce temps, le TPM avance en silence, mais avec une efficacité qui ferait pâlir un métronome suisse.
À ce rythme, les Corbeaux ne gagnent pas seulement des matchs, ils restaurent leur mythe. Et pour leurs adversaires, un seul conseil : mieux vaut réviser ses classiques. Car visiblement, le TPM, version 2025, ne vient plus pour jouer. Il vient pour corriger.
Teddy Gile




