Nkamba, berceau spirituel du Kimbanguisme, a connu ce week-end une effervescence inhabituelle, marquée par la visite du ministre national des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza Lunda. Cette descente n’était pas anodine : elle conjuguait inspection de chantiers et rencontre historique avec le chef spirituel de l’Église Kimbanguiste. Une combinaison inédite, à la croisée de la foi et de l’action gouvernementale.
Dès son arrivée, le ministre a entamé une visite technique sur la « Route de la Passion », un projet stratégique en cours, censé relier plus efficacement la cité sainte de Nkamba aux grands axes du pays. Les ingénieurs ont présenté les avancées significatives sur le terrain, jugées « encourageantes » par le ministre. Celui-ci a insisté sur la nécessité de respecter les délais, soulignant l’importance symbolique de ces infrastructures pour le rayonnement spirituel et touristique du site.
Dans une atmosphère festive, le ministre a ensuite été accueilli par les fidèles kimbanguistes, fanfares en tête, avant d’être reçu par le chef spirituel de l’Église. Ce dernier, empreint d’émotion, a salué une visite « prophétique et hautement significative », en lien direct avec la vision portée depuis un siècle par Simon Kimbangu.
Prenant la parole, John Banza Lunda n’a pas manqué de replacer cette mission dans le cadre des engagements du Président Félix Tshisekedi, rappelant que Nkamba occupe une place particulière dans le programme de modernisation des infrastructures. « C’est ma première sortie officielle en tant que ministre, et elle m’a conduit ici, à Nkamba, pour marquer l’importance que nous accordons à cette cité spirituelle », a-t-il affirmé.
Le ministre a également souligné que la Première ministre Judith Suminwa suit personnellement ce chantier, preuve du caractère prioritaire qu’accorde le gouvernement à l’achèvement des travaux. « Ce site n’est pas seulement un lieu de foi, mais aussi un point d’ancrage pour le développement régional », a-t-il insisté.
Touché par la portée de cette visite, le chef suprême de l’Église Kimbanguiste a salué l’implication personnelle du président de la République et du ministre, qu’il considère comme des instruments de la réalisation de la prophétie de 1921 : bâtir autour de Nkamba une « Nouvelle Jérusalem », vivante et moderne. « C’est une prophétie qui prend corps sous nos yeux », a-t-il déclaré.
Au croisement du spirituel et du politique, Nkamba s’impose donc comme un symbole puissant : celui d’une RDC où traditions, religion et développement peuvent avancer main dans la main.
Teddy Gile




