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Koffi Olomide fait danser Bruxelles : retour royal du Grand Mopao en Europe!

Qui d’autre que Koffi Olomide pouvait transformer un simple samedi soir bruxellois en un carnaval intercontinental de rumba, de ndombolo et de classe infinie ? Après 15 ans d’exil artistique involontaire hors de l’espace Schengen, et quelques épisodes administratifs plus rocambolesques qu’un film de Nollywood, le Grand Mopao a signé, le samedi 6 septembre 2025, un retour scénique digne d’un empereur africain, à l’ING Arena de Bruxelles. À peine monté sur scène, les murs ont tremblé sous les cris d’un public transgénérationnel, envoûté par la légende.

Car oui, Koffi Olomide n’est pas un simple chanteur. C’est une institution, une encyclopédie vivante de la musique congolaise, un chef d’orchestre de la nostalgie et de la modernité. Entouré de son Quartier Latin International ressuscité comme au temps des grandes heures, Mopao Mokonzi a livré un show calibré comme une montre suisse, combinant hits intemporels et chorégraphies synchronisées avec une précision militaire.

Et quel répertoire ! Des titres comme Loi, Ultimatum, Selfie, Andrada, ou encore Papa Ngwasuma ont résonné comme des hymnes nationaux. Chaque chanson était un rappel brutal que Koffi, c’est 40 ans de carrière, des dizaines d’albums, une bibliothèque entière de tubes, et des générations entières de fans.  Dans cette arène européenne, il a prouvé qu’on ne détrône pas une légende avec le temps, encore moins avec des visas refusés.

Avec ses lunettes noires éternellement vissées au nez, ses pas de danse toujours millimétrés malgré le poids des années (et des diamants), Koffi a brillé comme un pharaon sorti tout droit des studios de Kinshasa, venu reconquérir son royaume musical avec grâce, fierté et groove. Il n’a pas chanté pour revenir, il est revenu pour régner.

Ce concert n’était pas qu’un spectacle, c’était une déclaration de puissance. Bruxelles a vibré, mais l’Europe entière a entendu : le Congo n’envoie pas que du cuivre et du cobalt, il envoie aussi des légendes qui font saigner les enceintes et pleurer les mélomanes.
Ce retour sonne comme une revanche artistique, un doigt d’honneur élégant à tous les obstacles qui ont tenté d’étouffer la flamme de Koffi.

En redonnant vie à son Quartier Latin, en ramenant la rumba sur le devant de la scène, Koffi Olomide n’a pas simplement chanté : il a imposé une présence, une culture, un art de vivre. Le public belge n’a pas juste assisté à un concert. Il a vécu une résurrection musicale. Et à en croire les ovations, ce n’était que le début.

Alors, Europe, prépare-toi. Mopao est de retour. Pas comme un touriste, mais comme un empereur.

Teddy Gile

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