Le programme de gratuité des accouchements, lancé en septembre 2023 à Kinshasa, visait à réduire la mortalité maternelle et infantile en offrant des soins gratuits aux femmes enceintes et à leurs nouveau-nés. Cependant, plusieurs structures médicales, dont l’hôpital Monkole et des établissements confessionnels tels que BDOM, ECC, l’Église Kimbaguiste et l’Armée du Salut, ont récemment suspendu leur participation, dénonçant des retards de paiement de 8 à 20 mois.
Ces hôpitaux, qui ont avancé les frais pour assurer les accouchements gratuits, se retrouvent en difficulté financière, certains n’ayant reçu que des paiements partiels ou tardifs. Le Fonds de solidarité de santé, chargé de la gestion des fonds, affirme avoir effectué des paiements anticipés, mais les établissements contestent l’efficacité de ces mesures.
Les conséquences sont graves : des femmes enceintes se voient refuser des soins ou doivent payer de leur poche, compromettant ainsi l’objectif initial du programme. Certains établissements, craignant des représailles, hésitent à exprimer leur mécontentement, malgré les défis rencontrés.
Ce revers met en lumière les limites de la mise en œuvre de la couverture santé universelle en RDC. Sans un financement adéquat et une gestion transparente, les initiatives louables risquent de se transformer en désillusions pour les citoyens.
Il est impératif que le gouvernement congolais prenne des mesures urgentes pour résoudre ces problèmes de financement et restaurer la confiance des établissements de santé. La réussite du programme de gratuité des accouchements est essentielle pour améliorer la santé maternelle et infantile en RDC.
Teddy Gile




