Du 30 septembre au 2 octobre 2026, Bruxelles a accueilli l’édition 2026 du Forum Europe-Afrique sur les investissements. Organisée par le Groupe CREDASSUR sous le haut patronage du Parlement européen, cette rencontre avait pour thème « Des partenariats durables pour un avenir partagé ». L’objectif était de rapprocher les acteurs économiques des deux continents et de favoriser de nouveaux investissements.
Le choix de Bruxelles n’était pas anodin. Capitale européenne et centre majeur de décision, la ville a offert un cadre stratégique aux échanges sur l’avenir économique de l’Afrique. Les travaux se sont déroulés sur trois sites : la Gare centrale, la Résidence Palace Arts-Loi et le Parlement européen. Cette configuration a donné à l’événement une dimension à la fois économique, politique et institutionnelle.
Le forum a réuni des entreprises du Sud global et du Nord, des banquiers, des assureurs, des institutions de financement du développement, des scientifiques, des diplomates et des décideurs politiques. Une quinzaine de start-ups ont également présenté leurs solutions et leurs réalisations. Cette diversité devait permettre de créer des passerelles concrètes entre innovation, financement et développement.
Pour la République démocratique du Congo, l’enjeu était particulièrement important. Le pays dispose d’un potentiel considérable dans plusieurs secteurs, mais doit encore attirer davantage de capitaux pour accélérer la transformation de son économie. C’est dans ce contexte que le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) a été représenté par son directeur général, Hervé Claude Batukonke, invité à intervenir sur le financement des petites et moyennes entreprises.

Face aux investisseurs et aux opérateurs économiques, le DG du FPI a défendu une lecture différente du climat des affaires en RDC. Il a rappelé que tout investissement comporte une part de risque, quel que soit le pays concerné. Selon lui, la RDC présente aujourd’hui une économie résiliente et dynamique, portée par des perspectives de croissance et un potentiel encore largement inexploité.
Hervé Claude Batukonke a surtout mis en avant le rôle du FPI dans cette dynamique. L’institution finance des projets bancables et accompagne notamment les jeunes et les femmes à travers des programmes spécifiques. Elle peut également participer à l’actionnariat de certains projets. Une approche qui vise à faire du financement un véritable levier de transformation économique.
Son message a également porté sur la nécessité de sortir d’une économie fondée principalement sur l’exportation des matières premières brutes. Pour le DG du FPI, la création de richesse passe par le développement des chaînes de valeur locales. Agroalimentaire, énergie, infrastructures, services et industrie figurent ainsi parmi les secteurs susceptibles de générer davantage d’emplois et de soutenir l’émergence d’une classe moyenne.
Cette vision traduit aussi le combat que mène Hervé Claude Batukonke pour le rayonnement du FPI. Depuis sa prise de fonctions à la tête de l’institution, le directeur général multiplie les occasions de présenter le Fonds comme un instrument de financement de l’industrialisation congolaise. Sa participation à Bruxelles s’inscrit dans cette volonté de positionner davantage le FPI auprès des investisseurs et des partenaires internationaux.

Pour toucher un public composé de profils et d’horizons différents, Hervé Claude Batukonke a choisi de s’exprimer en français et en anglais. Un choix qui lui a permis d’établir un contact direct avec une assistance largement internationale. À l’issue de son intervention, plusieurs participants sont venus échanger avec lui. Des contacts qui pourraient ouvrir la voie à de nouveaux intérêts pour le marché congolais.
Au Parlement européen, les discussions ont élargi le débat à l’avenir des relations entre l’Europe et l’Afrique. Les échanges ont notamment porté sur la nécessité de renforcer la coopération économique et de favoriser des partenariats plus équilibrés. L’objectif affiché est de placer davantage l’investissement, la création d’emplois et le développement humain au centre de la relation entre les deux continents.
La rencontre s’est achevée par une cérémonie de distinction organisée par CREDASSUR. Plusieurs personnalités engagées en faveur de la coopération économique entre l’Europe et l’Afrique ont reçu des prix et des certificats. Vicky Katumwa Mukalay, présidente du conseil d’administration du FPI, a notamment reçu un certificat. Elle figurait également parmi les personnalités distinguées aux côtés d’Hervé Claude Batukonke.

Au-delà des distinctions, cette édition 2026 aura surtout permis de remettre la question du financement de l’économie africaine au cœur des discussions. Pour la RDC, la participation du FPI a constitué une occasion de présenter ses mécanismes de financement et ses ambitions industrielles. À Bruxelles, le message porté par Hervé Claude Batukonke était clair : attirer les investisseurs, financer la transformation locale et faire du développement des chaînes de valeur un moteur durable de la croissance congolaise.
Teddy Gile




