Mercredi 25 juin 2025, Bangui la capitale centrafricaine a passé une journée dans la stupeur et la douleur. Ce qui devait être un jour d’espoir et de passage vers l’avenir s’est transformé en tragédie. Au lycée Barthélémy Boganda, l’un des plus grands centres d’examen de la capitale, une explosion soudaine a semé le chaos au beau milieu des épreuves du baccalauréat.
Ils étaient environ 5 300 candidats rassemblés dans les différentes salles du lycée. Des jeunes, pleins d’ambition, le stylo à la main et les yeux rivés sur leur avenir. Mais alors que les premières heures de composition s’écoulaient, un violent bruit d’explosion a retenti : un transformateur électrique installé non loin du site a littéralement sauté. Le choc a été si fort que les bâtiments ont même été secoués et certains ont cru à une attaque ou à un attentat.
S’en est suivie une panique généralisée. Pris de peur, les élèves ont quitté précipitamment leurs salles, se ruant vers les issues dans une bousculade incontrôlable. Certains ont chuté, d’autres ont été piétinés, et des barrières improvisées ont cédé sous la pression. Des témoins parlent de cris, de sang, de chaos.
Le bilan humain est lourd : plus de 15 morts, plusieurs dizaines de blessés, certains dans un état critique. Des ambulances ont été appelées en renfort, tandis que les autorités tentaient de sécuriser les lieux. L’émotion est immense dans les familles, et la colère monte dans la population. Comment un tel drame a-t-il pu arriver dans un lieu censé être sécurisé, sous la supervision du ministère de l’Éducation nationale ?
Les premières analyses évoquent une surcharge ou une défaillance technique du transformateur, mais la vétusté des installations électriques dans de nombreux établissements de Bangui est un problème connu. La question de la maintenance des infrastructures scolaires est aujourd’hui sur toutes les lèvres, comme celle de la sécurité des élèves dans un contexte déjà tendu.
Le gouvernement centrafricain a exprimé sa compassion envers les familles endeuillées et a annoncé l’ouverture d’une enquête. Une cellule de crise a été mise en place. Le président Faustin-Archange Touadéra en soins en Belgique a décrété une journée de deuil national en hommage aux victimes.
Ce drame soulève un débat plus large sur les conditions d’organisation des examens en Centrafrique. Peut-on continuer à exposer des milliers de jeunes à de telles situations ? Des voix s’élèvent pour exiger des réformes, notamment dans la gestion des grands centres d’examen, et la modernisation des infrastructures.
Bangui pleure ses enfants. Et au-delà de la douleur, c’est un appel urgent à la responsabilité, à la prévention et à la réforme qui s’impose. Le baccalauréat 2025 restera à jamais entaché de ce triste jour où l’éducation a rencontré la tragédie. Tristesse inexplicable!
Teddy Gile





