Le rêve s’est brutalement effondré pour les Léopards A’. Opposée au Maroc ce dimanche 17 août 2025 pour le dernier match de la phase de groupes du CHAN 2024, la RDC a chuté (1-3), signant une sortie prématurée de la compétition. Un coup dur pour le football congolais, qui espérait revivre la gloire de ses deux sacres passés.
Tout avait pourtant bien commencé dans le tournoi. Avec deux victoires convaincantes face à la Zambie et l’Angola, l’espoir était permis. Mais face aux Lions de l’Atlas, tout s’est écroulé. L’équipe d’Otis Ngoma a manqué de rigueur, a subi tactiquement, et a affiché un mental friable au moment où la pression était maximale.
La défaite de ce dimanche met cruellement en lumière les carences du football local congolais. À commencer par l’absence d’un système de jeu clair et durable. Trop dépendants des exploits individuels, les Léopards ont été surclassés collectivement par une équipe marocaine mieux préparée, plus cohérente et plus réaliste.
Les observateurs pointent aussi du doigt une gestion confuse et un manque de vision à long terme. La formation locale, pourtant riche de talents, souffre d’un encadrement insuffisant et d’une instabilité chronique. Loin de s’imposer comme une puissance régionale, la RDC reste enfermée dans ses propres contradictions.
Cette élimination sonne comme un réveil brutal. Il ne suffit plus de compter sur l’histoire ou sur quelques joueurs brillants. Le football évolue, et sans réforme en profondeur, les Léopards risquent de revivre encore ces déceptions cuisantes.
Le public congolais, passionné mais désabusé, attend désormais des réponses concrètes. Des états généraux du football local à une meilleure structuration des clubs, les attentes sont énormes.
Le CHAN 2024 devait être un tremplin, il devient un signal d’alarme. L’heure n’est plus aux discours. Il est temps d’agir.
Teddy Gile




