CETRACA Aviation Services réagit à une publication diffusée sur les réseaux sociaux après le crash aérien survenu à Kenge, dans la province du Kwango, le 25 septembre 2026. Dans un communiqué publié le 28 septembre à Butembo, la compagnie présente ses condoléances aux familles des victimes, aux FARDC, à Tracep Congo Aviation et à la Nation. Elle apporte surtout des précisions pour éviter tout amalgame entre son propre dossier et les événements récemment évoqués.
Au cœur de cette mise au point, CETRACA Aviation Services insiste sur un point : elle est totalement distincte de Tracep Congo Aviation. La compagnie précise qu’elle n’est concernée par aucun des événements cités dans la publication, notamment ceux de Wamaza, Bunia, Walikale ou Kenge. Cette clarification vise à dissiper toute confusion qui pourrait naître de l’utilisation de documents de CETRACA dans un contenu consacré à Tracep et au Bureau permanent d’enquêtes d’accidents et incidents d’aviation (BPEA).
Les documents utilisés dans la publication concernent en réalité un autre dossier. Selon CETRACA, ils se rapportent uniquement à l’incident survenu le 17 mars 2024 à Butembo. Cet événement impliquait son aéronef LET 410-UVP immatriculé 9S-GPB et n’avait entraîné aucune perte en vie humaine. La compagnie rappelle ainsi que ces documents ne concernent pas le crash de Kenge du 25 septembre 2026.

CETRACA précise également que l’enquête menée par le BPEA sur l’incident de Butembo est arrivée à son terme. Référencée ACCID/INCID 05/2024, cette enquête a fait l’objet de conclusions rendues publiques et le dossier a été clôturé. Cette précision est importante, car elle permet de distinguer clairement l’ancien incident de Butembo du crash de Kenge et des autres événements mentionnés dans la publication contestée.
La compagnie apporte par ailleurs un éclairage sur les frais liés à cette enquête. Elle indique que ceux-ci avaient été fixés dans une note officielle, référencée n° 203/BPEA/P/SEC/2024. CETRACA affirme que tout paiement effectué dans le cadre de la mission des enquêteurs relevait d’une procédure officielle et ne constituait pas, selon elle, un acte contraire à la réglementation en vigueur.
Dans son communiqué, CETRACA va plus loin en affirmant que ces paiements n’ont en rien influencé les conclusions de l’enquête. La compagnie entend ainsi répondre à toute interprétation pouvant laisser croire à un lien entre les frais de mission des enquêteurs et le contenu des conclusions du dossier. Elle maintient donc que l’enquête sur l’incident du 17 mars 2024 a suivi son processus officiel jusqu’à sa clôture.
CETRACA Aviation Services regrette par conséquent l’utilisation de ses documents hors de leur contexte initial. Elle appelle les médias et les utilisateurs des réseaux sociaux à davantage de rigueur dans le traitement et la diffusion des informations liées aux accidents et incidents d’aviation. La compagnie demande également la rectification de la publication concernée, afin que ses documents ne soient pas associés à des événements auxquels elle affirme ne pas être liée.

Cette mise au point intervient quelques jours après le crash survenu à Kenge et vise donc avant tout à rétablir une distinction entre plusieurs dossiers. CETRACA Aviation Services, Tracep Congo Aviation, l’incident de Butembo de 2024 et le crash de Kenge de 2026 relèvent de situations distinctes, selon les précisions fournies par la compagnie. En rappelant le contexte exact de ses documents, CETRACA souhaite ainsi dissiper tout malentendu, tout amalgame et toute confusion possible.
Teddy Gile




