En marge de l’Exposition universelle d’Osaka 2025 au Japon, la Première ministre congolaise Judith Suminwa Tuluka a décroché des engagements clés de la part de Tokyo pour soutenir le développement de la République démocratique du Congo. Lors d’un tête-à-tête ce mardi 1er juillet avec son homologue japonais Shigeru Ishiba à Tokyo, plusieurs secteurs stratégiques ont été ciblés pour un appui renforcé : infrastructures, écologie, énergie et santé.
Le Japon, réputé pour son expertise technologique et sa coopération solidaire en Afrique, entend intensifier sa présence aux côtés de Kinshasa dans la modernisation des routes, des hôpitaux et des systèmes de gestion environnementale. Ce partenariat vise à répondre à des besoins pressants dans un pays où les défis d’accès aux services de base restent immenses.
Judith Suminwa a salué un échange « franc et constructif » avec les autorités japonaises. Pour elle, cette visite s’inscrit dans une dynamique de repositionnement international de la RDC, qui veut s’appuyer sur des partenariats durables, équilibrés et axés sur les résultats.
Côté japonais, le message est clair : Tokyo veut investir dans des projets porteurs d’impact. Des discussions sont en cours pour des interventions concrètes dans l’électrification des zones rurales, le reboisement, et l’amélioration des équipements hospitaliers dans plusieurs provinces.
La RDC espère également bénéficier du savoir-faire nippon en matière de gestion des risques naturels, une expertise particulièrement pertinente dans un pays confronté à de fréquentes inondations et glissements de terrain. Ce volet écologique a retenu une attention particulière lors des échanges.
La visite de Judith Suminwa marque une première dans les relations bilatérales depuis sa prise de fonction. Elle envoie aussi un signal fort quant à la volonté de son gouvernement d’attirer des partenaires crédibles pour relancer la machine du développement.
Enfin, ce déplacement pourrait ouvrir la voie à un futur forum économique RDC–Japon, axé sur les investissements privés. Une perspective qui ravive l’espoir d’un transfert de technologie bénéfique à l’industrialisation congolaise, au cœur des priorités de la nouvelle Première ministre.
Teddy Gile




