Ce Jeudi 3 juillet 2025, à la Cité de l’Union Africaine à Kinshasa, le Président Félix Tshisekedi a reçu en audience l’ambassadeur de Chine en RDC, Zhao Bin, dans un contexte marqué par la récente signature de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda, sous l’égide des États-Unis. Une rencontre diplomatique hautement symbolique au moment où Kinshasa tient à rassurer ses partenaires stratégiques, notamment la Chine, première puissance économique engagée dans les projets miniers et d’infrastructures du pays.
Durant cette entrevue d’une heure, les deux hommes ont passé en revue la coopération bilatérale entre la RDC et la Chine, touchant les secteurs politique, économique, militaire, minier et infrastructurel. Zhao Bin a présenté les projets en cours et ceux qui devront être exécutés dans les prochains mois. Il a souligné la volonté commune de renforcer un partenariat basé sur des résultats “gagnant-gagnant”.
La signature de l’accord de paix à Washington a pu faire naître des interrogations sur les priorités diplomatiques de la RDC, certains analystes y voyant un réalignement vers l’axe occidental. Mais le Président Tshisekedi a, selon l’ambassadeur chinois, clairement réaffirmé sa confiance dans la solidité du partenariat stratégique global qui lie Kinshasa et Pékin.
Le chef de l’État congolais a tenu à rassurer : la stabilité retrouvée à l’Est ne signifie pas une rupture d’équilibres diplomatiques. Au contraire, elle constitue une opportunité pour accélérer les projets bloqués par l’insécurité. Les partenaires comme la Chine sont appelés à jouer un rôle majeur dans la reconstruction post-conflit.
La Chine, très présente dans les secteurs miniers via des joint-ventures comme la Sicomines, garde un œil attentif sur les implications de cet accord pour ses investissements à long terme. En recevant l’ambassadeur Zhao Bin aussi tôt après la signature du traité, Félix Tshisekedi envoie un signal clair : la RDC ne rompt aucun lien, elle les renforce.
L’ambassadeur chinois s’est montré optimiste, saluant un Président « pleinement confiant » dans le développement du partenariat sino-congolais. Il a rappelé les étapes marquantes de cette relation, dont la visite officielle de Tshisekedi en 2023 et sa participation au FOCAC 2024 à Beijing.
Pour Kinshasa, la paix avec le Rwanda n’est pas une bascule d’allégeance mais un levier pour consolider des alliances diverses et souveraines. L’enjeu est désormais d’attirer tous les partenaires dans une dynamique nouvelle : celle d’un Congo pacifié, ouvert à l’investissement, et en quête de résultats concrets pour sa population.
Teddy Gile




