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Choléra à Mbandaka: l’alerte est donnée, la riposte s’organise

La ville de Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Équateur en République démocratique du Congo, fait face à une résurgence inquiétante du choléra. Depuis le 24 juin 2025, quatorze cas suspects ont été enregistrés, dont un décès confirmé, selon un communiqué officiel du vice-gouverneur Thomas Boyenge Ifaso. Cette annonce, faite le 28 juin, a déclenché une mobilisation rapide des autorités sanitaires pour contenir la propagation de la maladie.

Les patients identifiés sont actuellement pris en charge dans deux centres de traitement: l’hôpital général de référence de Wangata et celui d’Air Kongo. La majorité des cas proviendraient de passagers arrivés récemment de Kinshasa par voie fluviale. En plus du traitement médical, une assistance nutritionnelle est également fournie, les malades présentant souvent des signes de déshydratation sévère et de faiblesse généralisée.

Face à cette situation, un Comité provincial de coordination de la lutte contre le choléra a été mis en place. Il est chargé de superviser les interventions dans les quatre zones de santé touchées: Mbandaka, Wangata, Bolenge et Lukolela. Ce comité travaille en étroite collaboration avec la Division provinciale de la santé, la Croix-Rouge et les services d’hygiène aux frontières pour renforcer la surveillance et la réponse rapide.

Parmi les mesures immédiates, toutes les baleinières et embarcations en provenance ou à destination de Mbandaka sont désormais soumises à une désinfection systématique. Les autorités insistent également sur le respect strict des règles d’hygiène: lavage régulier des mains avec du savon, consommation d’eau traitée, et cuisson complète des aliments. Des campagnes de sensibilisation sont en cours pour informer la population sur les symptômes du choléra et les gestes de prévention.

Le vice-gouverneur a exhorté les habitants à signaler tout cas suspect aux structures de santé les plus proches. Il a rappelé que la rapidité de la prise en charge est cruciale pour éviter les complications et limiter les risques de contagion. « La vigilance communautaire est notre première ligne de défense », a-t-il déclaré dans son message à la population.

Cette résurgence du choléra rappelle les épisodes précédents survenus dans la province, notamment en 2011, 2016 et 2017. Elle met en lumière les défis persistants liés à l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à la résilience du système de santé local. Alors que la province de l’Équateur compte 18 zones de santé, la coordination entre les autorités, les partenaires humanitaires et les communautés locales sera déterminante pour éviter une crise sanitaire majeure.

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