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Nord-Ubangi : Investi gouverneur, Jean Bosco Kotongo face au défi du désenclavement et du développement

C’est un nouveau chapitre qui s’ouvre pour le Nord-Ubangi. Ce jeudi 26 juin 2025, Jean Bosco Kotongo a officiellement été investi gouverneur par les députés provinciaux. Succédant à Malo Mobutu, il prend les rênes d’une province aux énormes attentes, mais aussi aux défis structurels urgents.

Dans son premier discours devant l’Assemblée provinciale, le tout nouveau gouverneur a placé le développement au cœur de sa feuille de route, en promettant une action immédiate sur l’un des problèmes majeurs de la province : le désenclavement. Il a notamment annoncé la réhabilitation de la Route Nationale Numéro 24, sur l’axe Gbadolite-Businga, dont l’état de délabrement constitue un frein à toute dynamique économique.

Cette route, selon Jean Bosco Kotongo, est vitale pour connecter les territoires, relancer les échanges et sortir la population de l’isolement. Sa remise en état ouvrirait la voie au commerce transfrontalier avec les pays voisins, à la fluidité du transport des produits agricoles et à l’accès aux services sociaux de base.

L’enjeu va bien au-delà de l’infrastructure routière. Le Nord-Ubangi souffre d’un retard de développement criant malgré ses ressources et son potentiel. Le gouverneur hérite d’un appareil administratif affaibli, d’un tissu économique embryonnaire et d’un manque criant d’investissements dans les secteurs porteurs.

Sa marge de manœuvre dépendra aussi de la stabilité politique au sein de l’Assemblée provinciale, mais surtout de sa capacité à mobiliser des financements auprès du gouvernement central, des bailleurs et du secteur privé. La confiance placée en lui par les députés crée un capital politique à valoriser rapidement.

Jean Bosco Kotongo, qui a publié la composition de son gouvernement 48 heures avant son investiture, doit désormais démontrer sa capacité à fédérer autour d’un cap clair et ambitieux. Les attentes sont grandes dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’agriculture et de l’énergie.

Investi avec la légitimité des urnes et le soutien des institutions provinciales, le nouveau gouverneur n’aura pas droit à l’erreur. Le Nord-Ubangi attend des actes concrets. Pour une province longtemps reléguée au second plan, l’heure est venue de passer de la parole à l’action.

De notre correspondant sur place Fiston Ngala Alexandre

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