Envolconstruction est dans l’attente du décaissement de la deuxième tranche des fonds destinés à la construction du port moderne d’Akula, dans le territoire de Budjala, province du Sud-Ubangi.
L’information a été livrée à la presse locale par son Directeur général et gérant statutaire, Timbisa Lambo.
Selon le responsable de l’entreprise, le gouvernement avait déjà débloqué une première tranche représentant 30 % du coût global du projet afin de permettre le lancement des travaux.
Après cette phase initiale, une mission d’évaluation a été réalisée, ouvrant ainsi la voie à la demande de la deuxième enveloppe financière par l’autorité contractante, en l’occurrence le gouvernement provincial du Sud-Ubangi.
D’après les explications fournies par M. Timbisa, quatre factures ont déjà été transmises au ministère Nationale des Finances et leur traitement serait en cours.
La saison des pluies complique les opérations
Sur le plan technique, Envolconstruction estime que l’arrivée de cette deuxième tranche est devenue urgente au regard des conditions climatiques. La forte pluviométrie observée actuellement dans le Sud-Ubangi constitue un défi supplémentaire pour les équipes engagées sur le terrain.
Malgré des ressources financières limitées, les travaux préparatoires se poursuivent avec l’appui de l’entreprise et sous le suivi des autorités provinciales conduites par le gouverneur intérimaire Jean René Galekwa. Le directeur affirme que la trésorerie de la société est fortement sollicitée, mais que les équipes continuent d’assurer les opérations indispensables au bon déroulement du projet.
Pourquoi l’entreprise intervient-elle sur la RN6 ?
Interrogé sur l’implication d’Envolconstruction dans les travaux de réhabilitation de certains tronçons de la Route nationale n°6, alors que sa mission principale concerne la construction du port d’Akula, Timbisa Lambo apporte une clarification.
Selon lui, l’approvisionnement en moellons nécessaires au chantier est rendu difficile par l’état dégradé de certaines portions routières. En concertation avec les autorités provinciales, notamment le gouverneur intérimaire , l’entreprise a procédé au rechargement de plusieurs points critiques afin de faciliter l’acheminement des matériaux vers le site du projet.
Le responsable précise que cette intervention ne constitue nullement une substitution aux compétences de l’Office des Routes, mais une mesure ponctuelle visant à lever les obstacles logistiques qui freinent l’avancement du chantier.
Fidèle à sa devise, « On juge un maçon au pied du mur », le directeur d’Envolconstruction invite la population du Sud-Ubangi à faire preuve de patience et à laisser le temps nécessaire aux équipes techniques pour mener à bien les travaux.
Il estime que les réalisations techniques doivent avant tout être évaluées sur la base des résultats concrets plutôt qu’à travers les débats sur les réseaux sociaux. Tout en se disant ouvert aux préoccupations de l’opinion publique, il assure que l’entreprise reste disponible pour fournir toute information utile sur l’évolution du projet.
De notre correspondant à Gemena dans le Sud-Ubangi Fiston Ngala Alexandre




