Le débat sur la révision constitutionnelle continue d’alimenter la classe politique congolaise. Cette fois, c’est Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée (NP), qui monte au créneau avec une proposition claire : réduire la taille du gouvernement pour rendre l’État plus efficace et moins coûteux.
Pour ce leader politique, les longues négociations qui accompagnent souvent la formation des gouvernements freinent l’action publique et retardent la mise en œuvre des priorités nationales. Il plaide ainsi pour une réforme constitutionnelle capable de favoriser la mise en place rapide d’équipes gouvernementales resserrées et opérationnelles.
« Il nous faut un État plus léger, plus efficace et moins coûteux », affirme-t-il.
Selon Andy Bemba, un exécutif réduit permettrait de limiter les dépenses publiques, d’éviter les doublons dans les attributions ministérielles et d’accélérer la prise de décision face aux défis sécuritaires, économiques et sociaux auxquels le pays est confronté.
Le président de Nouvelle Pensée estime également que la Constitution doit être adaptée afin d’empêcher que la formation du gouvernement ne se transforme en interminables tractations politiques au détriment des intérêts de la population.
Alors que les discussions sur une éventuelle réforme constitutionnelle divisent l’opinion, cette proposition remet sur la table la question de la modernisation de l’État et de l’efficacité des institutions.
De notre correspondant à Gemena dans le Sud-Ubangi Fiston Ngala Alexandre




