Ce lundi soir, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a reçu une importante délégation de la Banque Africaine de Développement (BAD) conduite par Léandre Bassole, directeur général pour l’Afrique centrale. Cette rencontre marque une nouvelle étape dans la coopération pour le développement des infrastructures en République démocratique du Congo (RDC).
La BAD, qui consacre près de 30% de ses engagements en RDC au secteur du transport, affiche un portefeuille de 1,6 milliard de dollars dédié à ces projets. Son soutien reste crucial pour moderniser et étendre un réseau routier essentiel au développement économique et social du pays.
Au cœur des discussions, l’accélération des projets en cours et la mobilisation des ressources nécessaires. Le groupe a souligné son engagement à accompagner le ministère dans la mise en œuvre rapide et efficace de sa feuille de route, en garantissant un appui technique et financier adapté.
Un projet stratégique évoqué lors de l’échange est celui du pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville, un chantier d’envergure qui devrait renforcer la connexion entre les deux capitales et dynamiser les échanges régionaux. La BAD a insisté sur la nécessité d’accélérer cette construction, avec l’appui ferme du gouvernement qui veut lever tous les obstacles.
Au-delà des infrastructures de transport, la coopération s’étend aussi au secteur agricole, notamment grâce au Fonds africain de développement (FAC 16), avec près de 440 millions de dollars mobilisés pour soutenir l’agriculture en RDC. Cette diversification montre la volonté de la BAD d’appuyer un développement équilibré et durable.
Cette mission « d’écoute » de la BAD permet ainsi d’harmoniser les priorités avec celles du gouvernement congolais, assurant que les projets futurs s’inscrivent pleinement dans le Plan national de développement. La BAD confirme sa disponibilité à accompagner la RDC « dans toutes ses initiatives de développement ».
Avec cet engagement renouvelé, la RDC peut espérer un réel coup d’accélérateur sur ses infrastructures vitales, un levier indispensable pour la croissance économique, la création d’emplois, et l’amélioration des conditions de vie des Congolais.
Teddy Gile




