La République démocratique du Congo fait face à une nouvelle alerte sanitaire avec la résurgence du virus Ebola, de souche Zaïre, dans les zones de santé de Bulape et Mweka, situées dans la province du Kasaï. Selon les autorités sanitaires, 28 cas ont déjà été recensés, dont 15 décès, soit un taux de létalité alarmant de 53,6 %. Il s’agit de la 16e épidémie d’Ebola enregistrée dans le pays.
Les patients présentent des symptômes caractéristiques de la maladie, notamment une forte fièvre, des diarrhées et vomissements accompagnés de saignements, ainsi que des hémorragies au niveau de la bouche et du nez. Ce tableau clinique confirme la dangerosité de cette souche virulente, déjà bien connue dans l’histoire sanitaire du pays.
Pour contenir la propagation du virus, le gouvernement a annoncé la mise en place d’une stratégie de vaccination en ceinture, ciblant tous les cas contacts des malades confirmés. Cette approche, qui a fait ses preuves lors des précédentes épidémies, vise à limiter les chaînes de transmission dans les communautés touchées.
Parallèlement, les autorités appellent à la vigilance et à la responsabilité collective. La population est invitée à ne pas toucher les malades ni les corps des personnes décédées, à éviter la consommation ou la manipulation d’animaux trouvés morts, et à adopter systématiquement les gestes d’hygiène, en particulier le lavage régulier des mains.
Le gouvernement, à travers le ministère de la Santé publique, a rassuré que toutes les équipes de riposte sont mobilisées sur le terrain, avec l’appui de ses partenaires techniques, pour prendre en charge les cas, tracer les contacts et sensibiliser les communautés à risque.
Alors que cette épidémie ravive de douloureux souvenirs, les autorités appellent au calme et à la coopération de tous. La réussite de la riposte dépendra en grande partie du respect strict des mesures sanitaires et de la rapidité d’action de chacun pour enrayer la propagation du virus dans cette région fragile du pays.
Teddy Gile




