Ce samedi 30 août 2025 à Kinshasa, le président Félix Tshisekedi a ouvert le deuxième congrès extraordinaire de l’Union Sacrée en affirmant fermement que seul il peut initier le dialogue national en RDC. Avec force, il a rejeté toute tentative d’ingérence ou de médiation venant de l’extérieur, considérant que les Congolais doivent résoudre leurs conflits entre eux.
« Le dialogue ne se fera qu’à mon initiative », a-t-il martelé, ajoutant que les armes ne sont pas une option et ne font que freiner le progrès du pays. Il a même pointé du doigt Joseph Kabila, qu’il accuse d’être le véritable chef de l’AFC/M23, groupe armé actif dans l’Est de la RDC.
Félix Tshisekedi a insisté sur la nécessité d’un dialogue inclusif mené exclusivement par des Congolais, rejetant en bloc tout facilitateur étranger. Selon lui, l’ingérence extérieure n’a jamais rien résolu et ne fera pas avancer la République démocratique du Congo.
Réaffirmant son rôle de leader du processus, il s’est présenté comme un artisan de la paix déterminé à rassembler la nation autour d’un projet commun. Il a une fois encore rappelé que la stabilité du pays dépend d’un dialogue « pur » et souverainement congolais.
Cette position tranche nettement avec les appels internationaux à des négociations supervisées par des tiers, notamment la proposition de l’ex-président sud-africain Thabo Mbeki pour un dialogue inclusif. Tshisekedi affirme que ce genre d’initiatives extérieures ne trouvera pas écho à Kinshasa.
Au cœur de son discours, la volonté de préserver l’unité nationale et de bouter hors du pouvoir toute influence étrangère qui nuirait à la souveraineté congolaise. Un message clair adressé non seulement aux acteurs locaux mais aussi à la communauté internationale.
Ce congrès s’annonce donc décisif pour l’avenir politique du pays, avec un président qui met les points sur les « i »: le dialogue sera congolais ou ne sera pas.
Teddy Gile




