À quelques jours de la rentrée scolaire, l’Institut du 4 Octobre – Athénée de Gemena se trouve dans une situation critique. Les bâtiments de cet établissement public, censés être réhabilités avant la reprise des cours, sont toujours dans un état de délabrement avancé. L’entreprise AARON SEFU, chargée des travaux, a suspendu son chantier sans préavis, abandonnant les lieux et laissant élèves et enseignants dans le désarroi.
Le préfet de l’établissement, Emmanuel Kotra Motisa, a exprimé son inquiétude face à cette situation préoccupante. À cinq jours de la rentrée, il craint que les élèves soient contraints d’apprendre dans un cadre insalubre et dangereux. D’après nos sources, les responsables de l’entreprise, y compris les ingénieurs et architectes, ont disparu sans laisser d’adresse, aggravant l’incertitude autour du chantier.
Un mince espoir subsiste néanmoins. Le conseiller du chef de l’État, Olivier Mondonge, aurait récemment visité les lieux et promis de faire un rapport à sa hiérarchie. Le préfet Emmanuel Kotra dit attendre un signal fort de la Présidence ou du gouvernement provincial pour sauver cet établissement emblématique de Gemena.
La situation de l’Athénée de Gemena n’est pas un cas isolé. L’entreprise AARON SEFU avait également été retenue pour les travaux de l’Institut Mpiko et de l’Institut du 20 Mai, mais ces chantiers sont eux aussi à l’abandon. Cette négligence généralisée soulève de sérieuses questions sur la fiabilité des entreprises attribuées aux marchés publics dans la région.
Lors d’une réunion de restitution tenue le 28 juin dernier à son retour de la conférence des gouverneurs à Kolwezi, le gouverneur Michee Mobonga Lobo avait été ferme. Il a déclaré que l’entreprise AARON SEFU était désormais considérée comme démissionnaire dans la province du Sud-Ubangi. Il avait demandé à la BCCO (Bureau Central de Coordination) de lui retirer les marchés en cours.
Alors que l’année scolaire 2025-2026 s’annonce, l’avenir de centaines d’élèves de l’Athénée de Gemena demeure incertain. Le gouvernement est désormais interpellé pour agir rapidement afin d’éviter que cette rentrée ne soit un cauchemar pour les familles, les enseignants et les apprenants de cette partie du pays.
De notre correspondant à Gemena dans le Sud-Ubangi Fiston Ngala Alexandre.




