Le ministre provincial de l’Intérieur, de la Décentralisation et des Affaires coutumières du Sud-Ubangi, Gaby Mbongo, a condamné avec la plus grande fermeté le braquage armé survenu le vendredi 22 août à Gwaka, dans le territoire de Budjala. Lors de ce hold-up, un policier a été abattu alors qu’il escortait une importante somme destinée à la paie de deux mois d’arriérés des enseignants, fonds acheminés par la Caritas. Cette attaque violente a semé l’émoi dans la région et ravivé les inquiétudes autour de la sécurité dans la province.
S’exprimant lors d’un point de presse tenu le lundi 25 août à sa résidence, le ministre a exprimé son indignation et sa compassion envers la famille de la victime. Il a rappelé que ce drame ne constitue pas un cas isolé, mais s’inscrit dans un contexte plus large de recrudescence de l’insécurité sous diverses formes dans le Sud-Ubangi. « Cet acte odieux est la conséquence directe de l’insuffisance des moyens humains et logistiques mis à la disposition de notre police provinciale », a-t-il martelé.
Le ministre Gaby Mbongo a ensuite dressé un état des lieux des différentes formes d’insécurité qui gangrènent la province. Outre le banditisme armé, il a pointé du doigt l’insécurité alimentaire alimentée notamment par certains commerçants indo-pakistanais accusés de vendre des produits expirés sur les marchés locaux, mettant en danger la santé publique. Il a également évoqué l’insécurité routière, marquée par une multiplication des accidents, souvent dus à l’imprudence des conducteurs et à l’absence de contrôle technique régulier.
Concernant la lutte contre le banditisme et les braquages armés, le ministre a regretté le faible effectif des forces de l’ordre dans la province. Selon lui, cette insuffisance de policiers nuit gravement à l’efficacité des interventions et à la capacité de prévention des actes criminels. Il a lancé un appel urgent au gouvernement central pour le renforcement des effectifs et des moyens logistiques de la police dans le Sud-Ubangi.
Dans le même élan, Gaby Mbongo a réaffirmé l’engagement du gouvernement provincial à collaborer avec toutes les parties prenantes – services de sécurité, autorités locales, et société civile – pour restaurer la paix et garantir la sécurité des personnes et des biens. Il a promis que des mesures seront prises pour renforcer la surveillance autour des mouvements financiers dans la province, notamment lors des paiements des salaires.
Enfin, le ministre a invité la population à faire preuve de vigilance et à collaborer activement avec les autorités pour dénoncer tout comportement suspect. « La sécurité est l’affaire de tous. Nous devons, ensemble, barrer la route à ceux qui sèment la terreur dans notre province », a-t-il conclu, dans un ton à la fois grave et mobilisateur.
De notre correspondant Fiston Alexandre Ngala depuis Gemena dans le Sud-Ubangi.




