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ESSENTIEL INFO

Procès Joseph Kabila : une vidéo explosive relance les débats lors du deuxième jour d’audience

La Haute Cour militaire de Kinshasa a tenu, ce jeudi 31 juillet 2025, la deuxième audience du procès historique de l’ancien président Joseph Kabila, poursuivi notamment pour haute trahison, insurrection et complicité avec des groupes armés. Une affaire qui continue de captiver l’attention de l’opinion nationale et internationale, tant par sa portée symbolique que par les révélations qu’elle suscite.

Moment clé de cette audience : la diffusion d’une vidéo choc, présentée par le ministère public comme un élément accablant contre l’ancien chef de l’État. Dans cet extrait, Muhindo Nzangi Butondo, actuel ministre du Développement rural, y déclare que Joseph Kabila serait le commandant en chef du M23, groupe rebelle sévissant à l’Est de la RDC. Il va plus loin en l’accusant d’être l’unique financeur du mouvement et commanditaire de l’assassinat du colonel Mamadou Ndala et du général Lucien Bauma en 2013.

Ces affirmations, bien que non encore vérifiées judiciairement, donnent un nouveau tournant au procès, en posant clairement le lien entre la présidence Kabila et les violences armées dans les provinces du Nord et Sud-Kivu. Le ministère public voit dans cette séquence un élément crédible renforçant sa ligne d’accusation.

Face à ces révélations, la défense de Joseph Kabila a demandé à disposer de temps pour analyser la vidéo, dénonçant une tentative de manipulation médiatique et exigeant que l’auteur de ces propos, Muhindo Nzangi, soit convoqué comme témoin lors des prochaines audiences.

La Cour a tranché : le procès est renvoyé au 7 août 2025, afin de permettre un examen approfondi de ce nouvel élément et la préparation des parties. Un délai jugé raisonnable dans une affaire aussi sensible et politiquement explosive.

Ce procès, inédit dans l’histoire du pays, remet en lumière le rôle controversé de Joseph Kabila dans la gestion des conflits armés à l’Est et suscite de nombreuses interrogations sur les responsabilités passées au sommet de l’État. Il marque également un virage dans la quête de justice et de vérité autour des grandes tragédies nationales.

La suite s’annonce décisive. D’un côté, une justice qui veut s’affirmer comme indépendante. De l’autre, un ancien président dont le silence reste, pour l’instant, total. Le pays, lui, retient son souffle.

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