Le Service national (SN) a lancé le mercredi 16 juillet une opération de vente de farine de maïs à prix fortement réduit au profit des militaires et de leurs familles au camp Tshatshi, à Kinshasa. Une initiative saluée dans un contexte de flambée des prix des denrées alimentaires.
Au total, 4 000 sacs de farine de 25 kg ont été mis en vente. Chaque sac a été proposé à 18 000 francs congolais, soit environ 6,5 fois moins cher que le prix moyen observé sur le marché local, où le même produit est vendu à 75 000 FC. Un geste social fort en faveur des forces armées et de leurs proches.
Cette opération supervisé par lui même, le Lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik commandant du Service national, intervient dans le cadre du programme d’autosuffisance alimentaire du Service national, qui exploite de vastes champs agricoles dans plusieurs provinces du pays, notamment à Kaniama-Kasese. Les récoltes de maïs transformées localement permettent d’approvisionner certains centres urbains.
L’objectif, selon les responsables du SN, est de soulager les militaires face à la vie chère et de valoriser la production locale. « Nos militaires méritent un soutien concret », a déclaré un officier sur place, évoquant la nécessité de pérenniser ce type d’actions.
Les bénéficiaires, nombreux à faire la queue dès les premières heures du jour, ont exprimé leur satisfaction. « Grâce à cette farine, ma famille pourra tenir plusieurs semaines. C’est une véritable bouffée d’oxygène », confie une épouse de militaire.
Cette distribution, bien que ponctuelle, relance le débat sur l’élargissement de ces ventes subventionnées à d’autres couches vulnérables de la population congolaise, notamment dans les quartiers populaires durement touchés par l’inflation.
Le Service national annonce déjà d’autres opérations similaires dans les camps militaires de la capitale et dans certaines villes de province, afin d’étendre l’impact de cette initiative sociale.
Teddy Gile




