Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) viennent de franchir un nouveau palier sur le plan continental. Dans le classement 2025 du site américain de référence Global FirePower (GFP), la RDC se hisse à la 8e place des armées les plus puissantes d’Afrique, sur un total de 147 pays évalués à travers le monde.
Avec un effectif de 166 580 hommes actifs, 31 000 réservistes et 10 000 paramilitaires, l’armée congolaise s’impose par sa capacité humaine, mais aussi par la diversité de ses équipements. Le pays dispose notamment de 32 hélicoptères (dont 8 de combat), 105 chars de bataille, 916 véhicules blindés, 8 unités d’artillerie automotrice, 25 systèmes de lance-roquettes, et même 16 navires de guerre.
Le budget de la défense congolaise est estimé à 796 millions de dollars. Bien que modeste comparé à d’autres puissances africaines comme l’Égypte ou l’Algérie, ce montant témoigne d’une volonté de renforcer les capacités militaires du pays, notamment face aux menaces sécuritaires dans l’est du territoire.
Ce classement intervient dans un contexte sécuritaire tendu, où les FARDC sont toujours engagées sur plusieurs fronts dans la région du Kivu face aux groupes armés et aux incursions étrangères. Cette reconnaissance internationale peut donc aussi jouer un rôle psychologique et diplomatique important pour motiver les troupes et rassurer les partenaires.
Le top 10 africain, selon GFP, est dominé par l’Égypte, suivie de l’Algérie, le Nigeria, l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, l’Angola, le Maroc, la RDC, le Soudan et la Libye. Ce palmarès prend en compte un indice de puissance basé sur plus de 60 critères, incluant les ressources humaines, les équipements, la logistique, la géographie et la capacité financière.
Pour la RDC, cette performance constitue un symbole de résilience et d’effort dans la construction d’une armée républicaine et moderne. Elle souligne également l’importance d’investir davantage dans la réforme du secteur de la sécurité et la lutte contre la corruption qui affaiblit souvent les capacités réelles sur le terrain.
Reste à transformer cette reconnaissance sur le papier en efficacité opérationnelle. Car au-delà du classement, c’est la paix, la souveraineté nationale et la stabilité qui sont attendues par le peuple congolais. Les défis sont nombreux, mais les signaux de montée en puissance sont désormais visibles.
Teddy Gile




