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Ce qu’il faut savoir de la table ronde sur le Crédit Bonobo lancée par le président Tshisekedi à Kinshasa

Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a ouvert ce samedi à Kinshasa une table ronde inédite consacrée au « Crédit Bonobo », un nouveau mécanisme de financement axé sur la conservation de la biodiversité et le bien-être des communautés locales. Cette initiative marque une étape importante dans la stratégie verte de la RDC, pays au cœur de l’écosystème du Bassin du Congo.

Le « Crédit Bonobo » se veut un outil innovant pour générer des fonds à travers la préservation des aires protégées, en valorisant notamment le rôle écologique des espèces comme le bonobo, endémique de la RDC. L’objectif est clair : transformer le capital naturel du pays en richesse durable pour les populations locales, tout en répondant aux urgences climatiques mondiales.

Organisée en partenariat entre les ministères de l’Environnement, l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature) et la Fondation AZF du Zoo d’Anvers, la table ronde réunit des experts internationaux, des partenaires techniques, des représentants des peuples autochtones ainsi que des bailleurs de fonds. Un signal fort envoyé à la communauté internationale sur l’engagement écologique du pays.

Selon les organisateurs, ces assises se dérouleront en deux temps : une première session à Kinshasa, puis une seconde à Anvers, en Belgique, du 7 au 8 juillet, afin de favoriser les discussions techniques et les engagements financiers sur le terrain et à l’international.

Pour Félix Tshisekedi, ce mécanisme reflète une volonté politique de replacer les populations locales au cœur de la conservation. « Il ne s’agit pas seulement de sauver des espèces, mais de redonner aux communautés leur rôle de gardiennes de la nature tout en améliorant leurs conditions de vie », a-t-il souligné à l’ouverture des travaux.

Au-delà de la symbolique du bonobo, cette table ronde pose les bases d’un nouveau modèle économique fondé sur la biodiversité comme levier de développement. Elle ambitionne également d’attirer les investisseurs verts à travers des crédits carbones et autres outils financiers liés à la préservation des forêts.

La RDC espère ainsi montrer l’exemple dans le financement climatique durable et renforcer son leadership environnemental en Afrique. Si les promesses sont tenues, le « Crédit Bonobo » pourrait devenir un modèle exportable, conciliant écologie, finance et justice sociale.

Teddy Gile 

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